Qu’est-ce que le référencement naturel ?

À l’origine, le référencement naturel, c’est la capacité qu’a un site à se faire référencer par d’autres, de façon « naturelle », c’est-à-dire par des robots indexateurs, par des humains qui partagent des liens vers le site, etc. Aujourd’hui, le sens a quelque peu évolué et consiste notamment à faire ressortir pour le mieux un site sur les moteurs de recherche (on parle aussi de positionnement).

Le terme « naturel » peut induire en erreur, car l’existence du seul site ne suffit pas à ce qu’il se retrouve bien positionné. En effet, pour cela, il faut bien travailler le balisage (le code), le contenu, le design, la rapidité, et bien d’autres choses. En fait, le terme « naturel » s’oppose ici à « payant », pour le référencement payant, qui consiste à payer pour faire apparaitre en publicité/annonce son site sur les moteurs de recherche ou sites partenaires.

Le référencement naturel est un domaine très vaste, et, par conséquent, il est difficile d’aborder tous les points. Cependant, j’essaye de présenter au mieux l’ensemble du domaine.

Ici ne sont présentées que des généralités, et non des règles absolues, d’autant plus qu’ells peuvent évoluer. Il faut traiter chaque page au cas par cas.

Il est à noter que, contrairement à une idée répandue, le référencement naturel évolue assez lentement. En fait, ce qui peut donner cette impression d’évolution rapide, c’est que les moteurs de recherche sont de plus en plus stricts à cause des abus qu’il y a eu (et qu’il y a encore) : page satellite, abus de mots-clés, site lent à charger, contenu dupliqué, balisage incorrect, etc. En somme, il s’agit de revenir à ce qui aurait toujours dû être là : un site rapide, bien balisé, du contenu écrit pour l’utilisateur et non pour le moteur de recherche, limiter les liens morts, etc.

Le référencement naturel est improprement nommé « Search Engine Optimization » (SEO) en anglais, laissant penser qu’il faut optimiser son site pour les moteurs de recherche, alors qu’en réalité il faut l’optimiser pour les utilisateurs, ce qui aura pour conséquence de l’optimiser pour les moteurs de recherche. Ce que cherchent les moteurs de recherche, ce sont les contenus qui répondent le mieux aux demandes des utilisateurs. Un travail spécifique pour les moteurs de recherche est bien sûr à effectuer, mais ce n’est pas la tâche principale. Après tout, ce que l’on cherche à faire, c’est écrire du contenu qui sera lu par un humain et non par un robot.

Google étant le moteur de recherche le plus répandu, c’est sur sa façon d’analyser les pages que nous allons nous concentrer. Cependant, les recommandations présentées ici sont bonnes à la fois pour les visiteurs, pour Google et pour les autres moteurs de recherche (DuckDuckGo, Qwant, etc.).

Petite note : on parle de référencement ou d’indexation pour indiquer qu’une page est connue par le moteur de recherche, et de positionnement pour la position dans les résultats de recherche du moteur de recherche (l’idéal étant la première place dans toutes les recherches).

Commençons.

Réfléchir aux mots-clés des pages

Chaque page est référencée selon les mots qui se trouvent dedans, les mots principaux étant appelés mots-clés.

Les mots-clés peuvent être séparés en trois catégories :

  • Le mot-clé principal, qui sera le sujet de la page ;
  • Les mots-clés secondaires, des mots et expressions en rapport avec le thème, ou des synonymes ;
  • Les mots-clés lexicaux, qui sont des mots et expressions qui peuvent s’associer au thème.

Pour chaque page du site, il faut réfléchir à tout cela.

Par exemple, pour une agence web, sur une page qui présente ses activités :

  • Mot-clé principal : agence web ;
  • Mots-clés secondaires : création site web, conception site internet, réalisation projet web…
  • Mots-clés lexicaux : développement, hébergement, commerce en ligne, site statique…

Il est inutile de réfléchir aux déclinaisons d’un même mot (sans accent, au pluriel, au masculin/féminin, etc.), les moteurs de recherche n’en font pas une grande différence. Aussi, si vous souhaitez ensuite utiliser un mot-clé dans une de vos pages, les articles — et d’autres mots, appelés stopwords — sont eux aussi ignorés, ainsi vous pouvez écrire en français « création de sites web », le mot-clé ici reste bien « création site web » pour les moteurs de recherche.

Les mots-clés que vous choisissez sont une trame de travail. Vous pourrez les utiliser dans le titre de la page, la description et le contenu. Aussi, en écrivant, il se peut que des mots-clés auxquels vous n’aviez pas pensé initialement ressortent.

Source :

Titre de la page

La balise titre (<title>) est très importante, autant pour les moteurs de recherche que pour les internautes car c’est elle qui indique le contenu qui se trouve dans la page. Pour les internautes, ce titre est affiché sur le moteur de recherche comme étant le nom du résultat et aussi comme le nom de l’onglet dans le navigateur. Pour les moteurs de recherche, cela permet de mieux répondre aux requêtes des internautes. En cela, le titre doit être concis et descriptif et est donc un élément important à travailler pour avoir un bon positionnement.

La longueur maximale recommandée pour le titre est de 60 à 70 caractères. Cela varie d’un titre à l’autre (cela dépend en effet de la taille des caractères qui composent le titre, un ‹ i › n’a pas la même largeur qu’un ‹ a › par exemple). La longueur maximale recommandée est donc d’environ 65 caractères. Si le titre dépasse cette largeur, ce n’est pas grave, il sera tronqué à l’affichage sur le moteur de recherche. Il faut donc (essayer de) faire en sorte que les termes importants se trouvent dans la limite de la longueur maximale recommandée, afin de s’assurer qu’ils sont bien visibles et non tronqués.

La règle générale pour former le titre d’une page est la suivante :

  • Page d’accueil : « Nom site – Brève description » ;
  • Pages internes : « Nom page – Nom site ».

Bien sûr, cela peut varier, mais c’est la tendance générale. Elle permet de ressortir en gras (sur les moteurs de recherche) les mots-clés tapés par l’internaute.

Mise en gras du mot-clé recherché sur un résultat de Qwant
Mise en gras de la recherche « agence web » sur un résultat du moteur de recherche Qwant.

Une autre règle est qu’aucune page ne doit (ou ne devrait) avoir le même titre qu’une autre, car le titre indique le contenu de la page. Si plusieurs pages ont le même titre, cela signifie sûrement qu’elles devraient être rassemblées en une seule page ou que les pages sont mal nommées. Cette règle permet de ne pas perdre l’utilisateur dans la structuration du site et améliore le positionnement des pages.

Source :

Description de la page

La balise méta-description (<meta name="description" content="[...]" />) sert à l’internaute, car elle est fréquemment affichée sous le titre de la page dans les moteurs de recherche. Pour les moteurs de recherche, cela permet d’en savoir un peu plus sur le contenu de la page afin de mieux la référencer. À noter que parfois, ce ne sera pas cette description qui sera affichée dans les résultats du moteur de recherche, mais un contenu extrait de la page, si celui-ci juge cela plus pertinent (par exemple dans le cas où la recherche de l’internaute ne se trouve pas dans la méta-description de la page mais dans son contenu).

La longueur optimale de la méta-description est de 150 à 160 caractères. Si la longueur dépasse, l’affichage sera tronqué. Il est par ailleurs inutile de rédiger une description trop longue, car 1) elle n’est pas toujours affichée 2) son affichage sera tronqué 3) le moteur de recherche s’intéresse plutôt au contenu.

La description ne doit pas être là pour contenir (que) des mots-clés, elle doit surtout servir à attirer l’œil, à indiquer quel est le contenu que l’utilisateur va retrouver sur cette page ; elle sert à compléter le titre.

Comme pour le titre, la description devrait aussi être différente pour chaque page.

Sources :

Contenu de la page

Le contenu de la page est l’un des facteurs les plus important. C’est ici que se présente le contenu le plus intéressant pour l’utilisateur et donc pour les moteurs de recherche. Regardons les points importants pour un bon contenu.

Un contenu intéressant et pertinent : Écrire une page, ce n’est pas (que) pour le référencement, c’est avant tout pour le lecteur : celle-ci doit être intéressante (apprendre des choses) et pertinente (en rapport avec le site et avec la recherche effectuée par l’internaute).

Lors de la rédaction, il faut essayer de penser au sujet en oubliant un instant les mots-clés. Ensuite, à la relecture, en plus de corriger les fautes d’orthographe, d’inattention et autres, il faut essayer de voir s’il n’est pas possible de placer, le plus naturellement possible, des mots-clés qui ne vous serez pas venus à l’esprit à la première écriture. Par la suite, il ne faut pas hésiter à se relire plusieurs fois, jusqu’à que vous jugiez que le contenu écrit soit du contenu que vous jugez intéressant pour l’utilisateur, qu’il soit intéressant et qu’il soit pertinent.

Sur ce point, trois mauvaises (sûrement bien plus) pratiques existent :

  • La rédaction de courts articles de blog ne servant qu’à alimenter le site, afin d’augmenter son référencement et son positionnement sur les moteurs de recherche, sans réel intérêt d’apprendre quelque chose au lecteur. Cela pollue les résultats du moteur de recherche, ce qui peut être agaçant pour un internaute ;
  • L’ajout d’une description aux catégories ou aux produits d’un site de commerce en ligne, seulement dans le seul but d’y placer des mots-clés ;
  • Les contenus publicitaires/sponsorisés sans valeur ajoutée (sans parler du manque de neutralité de point de vue).

Une répétition faible : En essayant de placer des mots-clés, il se peut qu’il y ait de trop nombreuses répétitions, cela n’est bon ni pour l’utilisateur (le texte devient lourd à lire), ni pour les moteurs de recherche, qui peuvent y voir là une tentative d’optimisation d’un mot-clé et vous pénaliser. N’hésitez donc pas à utiliser des synonymes, des mots proches, etc. Cependant, si une répétition est inévitable, il vaut parfois mieux laisser en l’état.

Un contenu assez long : Plus la page a du contenu, plus elle a de mots-clés, mieux elle ressort sur les moteurs de recherche. La taille recommandée pour le contenu est d’au moins 200 mots. En deçà, le contenu risque d’être mal référencé. Cependant, si vous n’arrivez pas à atteindre ce nombre de mots pour une page, il est inutile d’écrire du contenu si celui-ci n’apporte rien à l’internaute.

N’hésitez à habiller un peu la page avec quelques images, cela permet d’aérer le contenu et améliore le confort de l’utilisateur dans sa lecture. De plus, si l’image illustre vos propos, cela améliore sa compréhension.

Attention cependant, si une page contient trop de sujets différents, et donc trop de mots-clés différents, cela peut nuire au référencement (le moteur de recherche ayant du mal à déterminer le sujet / les mots-clés principaux). Pour l’internaute, cela peut aussi être source de confusion. Dans ce cas, il est préférable, si possible, de découper la page en plusieurs pages.

Éviter le contenu dupliqué : Aucun contenu ne doit être accessible par deux URL différentes ; voici des exemples d’URL différentes :

  • HTTP/HTTPS : http://... et https://... ;
  • www/rien : www.site.fr et site.fr ;
  • Chemin : site.fr/ma-page et site.fr/mon-contenu ;
  • Extension : site.fr et site.com ;
  • Sites différents : monsite.fr et austresite.fr.

Dans le cas d’une redirection, le contenu n’est pas considéré comme dupliqué puisque une page A qui redirige vers une page B, seule la page B affiche le contenu (le « contenu » de la page A étant la redirection vers B). Ainsi, une page HTTP qui redirige vers une page HTTPS ne crée pas de duplication de contenu.

Dans le cas d’une reprise de contenu depuis un autre site (en ayant les droits), il faut bien penser indiquer la source (avec le lien vers celle-ci).

Par la même occasion, il faut éviter que deux pages ne soient trop similaires, cela peut aussi être considéré comme un contenu dupliqué par les moteurs de recherche.

Soigner la mise en forme : Une bonne mise en forme est agréable à la fois à l’utilisateur et au moteur de recherche.

Par exemple, il faut éviter de placer tous les mots-clés que l’on juge importants en gras car cela a deux effets de bords négatifs :

  • Cela « pollue » le rendu du texte, ce qui rend la lecture plus difficile ;
  • Avec trop de mots en gras, le moteur de recherche peut ne plus déterminer correctement les termes réellement importants, et donc baisser le positionnement sur certains mots-clés pourtant importants.

Cela vaut aussi pour l’italique.

Source : Contenu en double – Aide Search Console.

Architecturation des titres

La page doit contenir des titres <hn>n est le niveau de 1 à 6.

Typiquement, sur une page, il n’y a qu’un seul <h1>. Cependant, contrairement à une idée répandue, il est possible d’en mettre plusieurs sans problème, tant que le document est bien structuré. Par exemple pour une page qui liste des articles avec le titre et le résumé, on peut imaginer un <h1> par titre. Néanmoins, la plupart du temps, un seul titre <h1> suffit.

Ensuite si possible, il faut essayer de ne pas faire de coupures et faire en sorte qu’on ne passe pas d’un titre n (ex. 2) à un titre n+2 (ex 4).

Une façon de voir si la page est bien architecturée est de ne conserver que les titres et leur niveau, et de voir si cela forme un plan de page cohérent (telle une table des matières).

On considère que :

  • Le titre <h1> représente le titre de la page (il peut différer de la balise <title>) ;
  • Les titres <h2> représentent les sections de la page ;
  • Les titres <h3> représentent les sous-sections de la page ;
  • Les titres <h4>, <h5> et <h6> ne servent qu’à la mise en forme.

En cela, pour le référencement naturel, ce sont les titres <h1>, <h2> et <h3> qui importent.

Images

Lorsque vous placez des images sur votre site, il y a quelques contraintes à respecter :

  • Toujours renseigner l’attribut alt pour décrire les images avec du contenu (utile pour les moteurs de recherche et les personnes avec des déficiences visuelles). Pour les images d’illustration, qui n’apportent pas quelque chose à la compréhension du contenu, il faut tout de même renseigner l’attribut alt, avec une valeur vide, car sinon c’est l’URL de l’image qui est considérée comme étant le texte alternatif ;
  • L’image doit être fournie dans la taille affichée. Dans le cas de l’affichage d’une image de 100 × 100 pixels, il faut fournit une image de cette taille, pas une image d’une taille plus grande, redimensionnée par HTML ou CSS, cela évite le chargement de données inutiles (et il ne faut pas fournir une image plus petite non plus, l’affichage serait pixelisé) ;
  • Légères. Compressées le plus possible ;
  • Nommées. Il peut être pertinent de nommer son image en rapport avec son contenu (logo-blanc.png est plus parlant que f4b56e.png).

Il ne faut pas hésiter à aérer un contenu avec des images. Les images doivent apporter, au mieux, une valeur à la page : illustration, dessin humoristique, etc.

Les images ainsi placées sur un site peuvent ressortir sur les moteurs de recherche d’images, et même aider, parfois directement, parfois indirectement, à améliorer le positionnement du site sur les moteurs de recherche classiques.

Sources :

Format de l’URL

Les URL d’un site doivent être « propres », c’est-à-dire qu’elles doivent indiquer clairement le contenu associé. Par exemple site.fr/guide-referencement-naturel est une URL propre tandis que site.fr/?page=42 ne l’est pas.

Source : URL et Référencement naturel – SeoMix.

Fichier robots.txt

Le fichier robots.txt, que l’on place à la racine du site, sert à bloquer l’accès à certaines pages aux robots qui passent sur un site, notamment aux robots d’indexation qui référencent les sites. Cela permet par exemple d’empêcher un robot de référencer des pages inutiles comme la page de connexion à l’administration, un moteur de recherche interne, etc.

Cela ne constitue pas une sécurité, le robot d’indexation pouvant très bien ignorer ce fichier. De plus, n’importe qui (n’importe quel humain) peut aller voir ce fichier.

Il faut donc de faire attention à ne pas placer toutes les pages de son site ou des pages importantes dans ce fichier, car certaines pages pourraient ne pas être référencées à cause de cela.

Source : Manuel d’implémentation – Robots.txt.

Fichier sitemap

Le fichier sitemap (sitemap.xml) n’est pas un fichier obligatoire. Il est plus ou moins utile dans trois cas :

  • Un site volumineux, pour s’assurer que le robot explorateur ait connaissance de toutes les pages ;
  • Un nouveau site, pour que celui-ci soir indexé même si aucun autre ne pointe vers lui ;
  • Un site mal construit, où certaines pages n’ont aucun lien vers elles.

Ce fichier, sur un site bien construit, n’a que très peu d’utilité car votre site sera naturellement indexé et parcouru par les moteurs de recherche.

Si vous avez besoin de ce fichier pour que votre site soit correctement indexé ou positionné, c’est que votre site est mal construit et qu’il est préférable de le retravailler.

Source : À propos des sitemaps – Aide Search Console.

Un balisage correct

Le balisage permet de structurer son site et d’indiquer la nature d’un élément. Par exemple <header> indique un entête, <p> un paragraphe, <nav> un menu, etc.

Faire un cours ici serait bien trop long et peu pertinent, l’apprentissage du HTML apprenant habituellement à structurer correctement ses pages.

Mais globalement, il faut bien vérifier que le code HTML est correctement construit :

  • Balisage correct (avec imbrication correcte) ;
  • Pas d’utilisation de balises ou attributs qui n’existent pas ou qui sont obsolètes ;
  • Éviter de surcharger le HTML de classes, d’ID, de style inline, de balises, etc. ;
  • Renseigner le paramètre lang dans la balise html ;
  • Préciser l’encodage utf-8 ;
  • Etc.

Liens

Note : follow indique aux moteurs de recherche de suivre le lien, de voir ce qui se trouve derrière, c’est le comportement par défaut de tous les liens. nofollow indique aux moteurs de recherche de ne pas suivre le lien, ainsi un lien vers un site peu recommandé, vers une page 404, etc. ne devrait pas affecter le positionnement de votre site.

L’une des choses les plus importantes dans le référencement naturel, avec le contenu, c’est les liens vers votre page/votre site. Plus il y aura de liens vers votre site, plus il sera visité et proposé par les moteurs de recherche. Aussi, ces liens externes seront cliqués par les internautes.

Ces liens externes doivent apparaitre le plus spontanément possible : ce n’est pas à vous de les créer ou de les acheter, c’est aux internautes de les faire, de partager votre site sur un réseau social, un article de blog, un forum, un commentaire, etc. Cela signifie que le contenu que vous avez rédigé plait. Aussi, ces liens doivent être de qualité, si beaucoup de sites étrangers, de téléchargement illégal, etc. pointent vers votre site, cela sera mal perçu par les moteurs de recherche (cela est parfois utilisé par des concurrents pour faire disparaitre leur concurrent des moteurs de recherche).

Vous pouvez bien sûr, en commentant un article de blog par exemple, mettre un lien vers votre site qui sera placé sur votre pseudonyme/nom. Vous pouvez aussi inscrire votre site sur un annuaire. Vous pouvez aussi proposer votre site sur un forum, s’il répond au besoin exprimé. Mais, n’abusez pas de ces techniques. Si vous le faites, soyez toujours naturel, répondez correctement au sujet et évitez de poster de fausses informations (cela peut nuire à votre réputation).

Si vous payez pour publier des articles que vous avez écrits sur un autre site que le vôtre, demandez à ce que l’article soit indiqué comme « publicitaire » ou « sponsorisé », selon le cas (cela est obligé par la loi).

Liens internes

Lorsque vous faites des liens internes sur votre site, laissez-les toujours en follow (en bref, ne mettez rien, car c’est le comportement par défaut).

Lorsque vous faites un lien, évitez le plus possible les libellés comme « cliquez ici » ou autre, privilégiez un libellé explicatif, qui indique ce vers quoi le lien amène, par exemple « en savoir plus sur le référencement naturel ».

Sur votre site, n’hésitez pas à faire des liens internes (des liens entre vos pages), sans jamais abuser, bien sûr.

Liens vers des sites externes

Pour les liens externes, s’ils sont en rapport avec votre activité et pertinents, laissez-les en follow, sinon mettez-les en nofollow.

Si ce sont des liens qui sont publiés par les utilisateurs de votre site (par exemple dans un espace commentaires), mettez-les en nofollow.

N’hésitez pas à agrémenter votre contenu de sources externes (que ce soit des sites, des livres, des documentaires, etc.), cela vous donne une crédibilité et le lecteur a la possibilité d’en savoir plus sur ce que vous énoncez.

Liens de partage

Les partages sur les réseaux sociaux créent des liens vers votre page, ce qui peut améliorer le référencement du site et son nombre de visites.

Si vous placez des boutons de partage sur votre site, faites en sorte de ne pas utiliser des scripts de partage mais de simples liens. En effet, ces scripts chargent la plupart du temps trop de données et ralentissent le chargement de votre page (ce qui nuit au positionnement). De plus, ces scripts sont généralement intrusifs et font appel à des sites externes, violant la vie privée de vos utilisateurs.

De plus, il a été démontré que l’utilité de ces boutons était limitée, il est donc inutile d’en mettre partout.

Mise en forme du contenu

Il ne s’agit pas là vraiment du référencement naturel, mais plutôt de quelque chose qui a effet dessus.

Un site bien mis en forme attirera davantage à lire votre contenu et à le partager qu’un site mal mis en forme. Et ce partage a pour conséquence un meilleur référencement.

Une bonne mise en forme passe par :

  • Des paragraphes assez court ;
  • Une structuration avec des titres ;
  • Une largeur de contenu textuel assez faible (pour éviter au lecteur de devoir bouger l’œil de droite à gauche de manière brusque) ;
  • Une police bien lisible (pas trop épaisse ni trop fine par exemple) ;
  • Une taille de police raisonnable (pas trop petite ou trop grande) ;
  • Et de bien d’autres éléments, comme la couleur, la mise en forme, les images, etc.

Aussi, il est intéressant d’essayer d’éviter de trop agresser l’utilisateur. Il n’est pas rare aujourd’hui d’avoir de nombreuses barres ou fenêtres modales :

  • Barre d’acceptation des cookies ;
  • Formulaire d’inscription à la lettre d’information ;
  • Bouton pour discuter (chat) ;
  • Barre de téléchargement de l’application mobile ;
  • Demande d’acceptation des notifications ;
  • Affichage de la note d’un service d’avis ;
  • Autres popups diverses ;
  • Etc.

Tout cela peut bloquer ou gêner l’internaute dans sa navigation et est donc à éviter au maximum ; d’autant plus que pour certains, cela ralentit même le chargement du site.

Microdonnées

Les microdonnées s’ajoutent aux balises d’HTML. Elles permettent de définir plus finement la structuration du contenu. Pour un article sur un site de commerce en ligne par exemple, vous pouvez définir où est le prix, sa devise, la note associée, son nom, sa description, s’il est en promotion, etc. Ces données peuvent être utilisées par les moteurs de recherche soit pour répondre plus spécifiquement aux requêtes, soit pour afficher directement la donnée.

Métadonnées

Le protocole Open Graph définit des métadonnées qu’il est possible de placer dans le code de son site afin que lorsque le lien est partagé sur un réseau social, ou un salon de discussion en ligne, une « carte » s’affiche avec les métadonnées renseignées (généralement, le titre de la page, une courte description et une image le cas échéant).

Autre illustration d'un affichage Open Graph
Les métadonnées Open Graph du site Open Graph affichées sur l’instance Mamot du réseau social Mastodon.

Commentaires

Si possible, activez les commentaires sur les articles de votre site. Cela permet de créer des discussions.

Le premier avantage des commentaires, c’est que les lecteurs pourront corriger certaines de vos fautes, qu’elles soient orthographiques, syntaxiques ou carrément un paragraphe erroné à cause d’une mauvaise source.

Le second avantage, c’est qu’il rajoute du contenu votre page, donc un meilleur référencement, les commentaires ayant généralement un rapport avec le sujet. À noter que cela n’est vrai que dans le cas où le système de commentaires est intégré au site (c’est-à-dire que ce n’est pas une iframe ; Disqus (ou similaire) à proscrire pour cet usage).

S’il y a des liens qui sont postés mais que vous craignez que ceux-ci n’existent plus dans quelques années (liens morts) ou qu’ils soient de mauvaise qualité, vous pouvez leur ajouter un attribut rel="external nofollow".

Cependant, un système de commentaire peut être compliqué à gérer, car il faut développer ou installer un module anti-spam pour prévenir des messages inutiles, des messages frauduleux, des messages en masse, des messages d’incitation à la haine, etc. Il faut aussi trouver un juste milieu dans le filtre des commentaires, car la censure n’est jamais bonne. Une solution est de laisser tous les commentaires, positifs comme négatifs, tant que ceux-ci ne sont pas des spams comme décrits précédemment et qu’ils ne contiennent pas de vocabulaire vulgaire/insultant. Aussi, traiter les commentaires peut demander un temps considérable. Ainsi, si vous n’avez pas les moyens de vous occuper de cela, il vaut peut-être mieux l’éviter.

Avis

Si votre site propose de poster des avis sur vos produits ou services, faites en sorte que cette partie soit honnête :

  • Ne postez pas vous-même des avis ;
  • Ne payez personne pour poster des avis factices ;
  • Ne censurez pas les avis négatifs ;
  • Ne supprimez que les avis contenant des propos insultants ou obscènes.

Il est important de respecter cela, car autrement, il est difficile pour un client de faire confiance aux avis qu’il lit et cela peut réduire vos ventes. De plus, les faux avis sont interdits et punis par la loi.

Vitesse de chargement

Pour les internautes ainsi que pour les moteurs de recherche, le site doit se charger rapidement. Pour Google, un site est considéré comme rapide avec un temps de chargement inférieur à 1,5 seconde.

De plus, un site qui prend trop de temps à se charger vous fait perdre des visiteurs et, dans le cas d’un site de commerce en ligne, des ventes.

Pour améliorer la vitesse de chargement du site il faut donc :

  • Compresser les images (avec des outils comme TinyPNG, Imagine, Compressor.io, Optimizilla, Trimage, Sqoosh, etc.) ;
  • Minifier les scripts JavaScript ;
  • Minifier le CSS ;
  • Concaténer les fichiers JavaScript et CSS ;
  • Éviter de faire de trop nombreuses requêtes ;
  • Éviter de faire des requêtes vers des sites externes ;
  • Activer la compression Gzip côté serveur ;
  • Utiliser le cache client ;
  • Mettre en cache des fichiers sur le serveur ;
  • Etc.

Quelques outils sont indiqués à la fin de cet article et permettent de mettre en exergue certains défauts de votre site.

Dossier lié : Optimiser son site internet.

Erreurs 404

Dès que vous changez l’URL d’une page, une redirection de l’ancienne URL doit être faite vers la nouvelle, pour avertir les moteurs de recherche du changement d’URL et pour laisser les visiteurs qui connaissent l’adresse, y accèdent par un marque-page, via leur historique ou un lien (interne ou externe) non mis à jour, ne tombent sur une page d’erreur 404. Ensuite, il faut faire au mieux pour que tous les liens internes redirigent vers la nouvelle URL.

Lorsque vous supprimez une page, il faut vérifier que plus aucune page de votre site ne pointe vers cette page.

Si une page est définitivement supprimée et qu’aucune nouvelle page ne la remplace, vous pouvez laisser la page d’erreur 404. Aussi, faire une redirection d’une page supprimée vers une autre page, qui n’est pas associée au même contenu, ne sert à rien et ne fera que tromper les moteurs de recherche (qui pourront vous pénaliser) et les internautes.

Aussi, vérifiez régulièrement que les liens que vous faites vers des sites externes ne soient pas brisés. Si jamais un lien est brisé, il faut, selon le cas, indiquer que le lien n’est plus accessible, trouver une source alternative, supprimer le lien ou amener vers une archive encore en ligne.

Page d'erreur 404 de Wikipédia
La page d’erreur 404 de Wikipédia.

Source :

Fournir rapidement les informations pertinentes

Permettez à quiconque de trouver sur votre site, le plus rapidement, les informations qu’il recherche.

Par exemple, si on recherche les informations d’une entreprise, association ou autre, il faut un accès rapide à/aux :

  • L’adresse de l’établissement (avec un plan, si possible) ;
  • Numéro de téléphone ;
  • Les horaires d’ouverture (complets, avec indications de l’ouverture durant les périodes de congés, les jours fériés, etc.).

Tout cela permet de rendre le site utile et donc de générer du trafic.

Il est aussi intéressant d’ajouter des boutons qui permettent d’aller rapidement à l’action principale (réserver, commander, télécharger, etc.).

Cela passe par un bon design et une bonne architecture.

Accessibilité

Pour les personnes avec des déficiences visuelles, orthographiques, motrices ou autre, il est nécessaire que le site soit « accessible », c’est-à-dire qu’il soit utilisable sans difficulté par tout le monde.

Par exemple, pour les personnes avec une déficience visuelle (malvoyants et aveugles), cela signifie qu’il faut que tout soit accessible sous forme de texte, pour que les lecteurs d’écran puissent lire le contenu :

  • Il faut un attribut alt aux images ;
  • Il ne faut pas utiliser d’image pour du contenu qui devrait être textuel. Par exemple, pour un évènement, il faut éviter de mettre l’image de l’affiche comme seul contenu, il faut un contenu textuel qui indique toutes les informations de l’affiche ;
  • Faire une transcription textuelle des vidéos ;
  • Etc.

Pour en savoir plus, vous pouvez faire un tour sur cette page : Affiches des règles à suivre pour une bonne accessibilité.

Cela a pour effet d’élargir l’audience du site et d’améliorer le référencement naturel.

Dossier lié : Bonnes pratiques pour l’accessibilité d’un site internet.

Retranscription des infographies et des vidéos

Quand vous publiez une infographie, essayez d’en faire une version textuelle sous l’image. Cela permet :

  1. D’être mieux référencé sur les moteurs de recherche (le texte peut être lu) ;
  2. Aux personnes avec des déficiences visuelles de pouvoir prendre connaissance du contenu (soit en zoomant, soit avec un lecteur d’écran) ;
  3. De permettre de copier/coller le contenu (pour par exemple le partager).

Cela vaut aussi pour les contenus vidéo, où il est préférable de faire une retranscription textuelle (mêmes avantages que ci-dessus). Pour la vidéo, il est même possible de faire des sous-titres. Intéressant par exemple pour quelqu’un qui ne peut pas ou ne veut pas activer le son.

Design adaptatif (responsive design)

Les moteurs de recherche, lors du référencement du site, prennent en compte la possibilité de naviguer dessus depuis des appareils dont l’écran a une taille réduite comme les tablettes et les téléphones. Cela vient du fait que les sites sont visionnés depuis une large gamme d’appareils de très diverses tailles.

Pour cela, le site doit fonctionner aussi bien sur petit écran que sur grand écran :

  • Même vitesse de chargement ;
  • Afficher le même contenu sur petit écran que sur grand écran ;
  • Boutons et liens assez larges pour être appuyés ;
  • Etc.

En bref, le site doit être adaptatif : il doit fonctionner pour toutes les tailles d’écran et afficher le même contenu à chaque fois (seule la mise en forme doit changer).

Différence entre l'affichage de Wikipédia sur un écran d'ordinateur et un téléphone portable
La page d’accueil de Wikipédia affichée sur un écran d’ordinateur et sur un téléphone portable.

Âge et activité du site

Plus un site est ancien, mieux il est positionné, la durée d’existence du site étant perçue comme un gage de qualité (aussi bien par les moteurs de recherche que par les internautes).

Aussi, ne laissez pas votre site vivre de son côté : publiez des actualités, complétez les descriptions de vos produits, améliorez l’interface utilisateur, améliorez les titres et descriptions des pages, etc. Ainsi votre site sera vivant et sera plus souvent mis à jour dans les moteurs de recherche, pour ainsi être mieux positionné. Cela donne aux utilisateurs l’image d’un site actif et le rend plus attractif.

HTTPS

Posséder un site en HTTPS est désormais une nécessité, à la fois pour les moteurs de recherche, qui privilégient les sites HTTPS et pour les internautes qui ont plus confiance en les sites HTTPS.

Posséder un site sécurisé permet donc d’être mieux positionné sur les moteurs de recherche, à la fois naturellement (site privilégié) et à la fois par les visites accrues due à la confiance plus forte des internautes.

De plus, les prochaines mises à jour des navigateurs tendent à afficher les sites HTTP comme non sécurisés, ce qui fera perdre bon nombres d’utilisateurs aux sites qui n’utilisent pas HTTPS. Et les navigateurs affichent déjà les formulaires avec des mots de passe comme non sécurisés sur les sites sans HTTPS.

Posséder un site HTTPS est gratuit avec un outil comme Let’s Encrypt. Cette alternative gratuite est tout aussi sécurisée que les alternatives payantes, il n’y a donc aucune raison de ne pas l’utiliser, excepté pour les certificats EV qui n’offrent pas une plus grande protection, mais demande à l’organisme qui en fait la demande de certifier son identité, réduisant le risque de l’usurpation d’identité ; ces certificats sont surtout utilisés par les organismes financiers ou très grosses structures, où le besoin d’être sûr de l’identité de l’organisme est très fort.

Mauvaises pratiques

Voici quelques mauvaises pratiques.

Pages satellites

Une page satellite est une page créée uniquement pour le moteur de recherche. Elle est prévue pour posséder les bons mots-clés et avoir une bonne architecture, uniquement dans le but de ressortir sur les moteurs de recherche. De plus, ces pages ne sont généralement pas facilement accessible depuis le site, car le but visé par ces pages est uniquement de faire rentrer du trafic via les moteurs de recherche.

Cela est mal vu par les moteurs de recherche, car il ne trouve pas, ou peu, de liens vers la page sur le site (c’est comme cela qu’il sait qu’il s’agit d’une page satellite).

Cela est aussi mauvais pour l’internaute, car s’il désire retrouver la page depuis le site, celui-ci aura beaucoup de mal.

Points n’affectant pas le positionnement

Voici une liste de quelques points qui n’affectent pas directement le positionnement, alors qu’on pourrait penser que oui :

  • L’affichage des notes n’influe pas directement le positionnement. Là où cela peut l’influer, c’est seulement indirectement, avec potentiellement un plus fort trafic si la note affichée est bonne et que de nombreuses personnent cliquent sur le lien.

Résumé

En résumé, il faut :

  • Faire en sorte que le site se charge rapidement ;
  • Faire une belle mise en forme ;
  • N’abuser de rien ;
  • Écrire pour les lecteurs, pas pour les moteurs de recherche.

Il y aurait encore beaucoup à dire et à développer, mais cet article est mené à évoluer, selon l’évolution des techniques de référencement naturel, des bonnes pratiques, etc.

Quelques sites et outils

Quelques sites et outils qui vous permettent d’analyser votre site internet afin de l’améliorer, que ce soit au niveau du référencement, de la sécurité, de l’accessibilité et bien plus.

Sites

  • PageSpeed Insights, testez la vitesse de votre site sur ordinateur et mobile ;
  • Dareboost, testez, analysez et optimisez votre site web sur le référencement, la sécurité, la qualité et plus encore ;
  • CryptCheck, testez le niveau des certificats de votre site ;
  • webhint.

Outils

  • aXe Developer Tools, outil de développement web pour vous donner des conseils d’accessibilité pour vos pages.

Sources

Voici quelques ressources plus génériques :

— Par Yannick A., licence CC BY-SA 4.0.